Blog · Prospecter les coiffeurs

Prospecter les coiffeurs : le créneau, le script, les objections

Un coiffeur, ça ne travaille pas devant un écran : ça travaille debout, les mains dans les cheveux d'une cliente. Ton appel tombera toujours au mauvais moment, c'est mécanique. Tout l'enjeu est donc de choisir le bon créneau, d'être court, et d'arriver avec un fait vérifiable sur son salon plutôt qu'avec un argumentaire.

Publié le 11 juillet 2026

Créer mon compte

Scraper Google Maps inclus · Prêt en 2 minutes · Sans engagement

Liste de prospects locaux dans Coldcaller

La contrainte de base : il a les mains prises

Tu n'appelles pas un directeur marketing qui attend devant sa boîte mail. Tu appelles quelqu'un qui coiffe. Il pose ses ciseaux, s'essuie les mains, décroche. Chaque seconde que tu prends est une seconde volée à une cliente assise dans son fauteuil.

Trois conséquences directes sur ta façon d'appeler :

  • Sois plus bref que d'habitude. Ton ouverture doit tenir en deux phrases. Si tu déroules trente secondes de contexte, tu es déjà mort.
  • Propose toi-même de rappeler. « Je vous sens en plein rush, je vous rappelle jeudi à 15h ? » Ça désamorce l'agacement et ça te donne un rendez-vous téléphonique, ce qui est déjà un micro-engagement.
  • Ne t'excuse jamais d'appeler. « Désolé de vous déranger » te met en position basse et donne au prospect la permission de raccrocher. Tu appelles un professionnel, pour son business, c'est normal.

Quand appeler un salon de coiffure

Le rythme d'un salon est ultra prévisible, autant s'en servir.

MomentVerdictPourquoi
LundiÀ éviterBeaucoup de salons sont fermés, et ceux qui ouvrent gèrent l'arriéré du week-end.
Mardi / mercredi, 14h30 à 16h30Le créneauLe service tourne mais il y a des trous entre deux clientes. C'est là que tu décroches un vrai échange.
Fin de matinée (11h à 12h30)À éviterPic d'affluence avant la pause déjeuner, personne n'a une main libre.
Jeudi / vendredi après-midiCorrectÇa se remplit à l'approche du week-end, mais ça reste jouable.
SamediJamaisLeur plus grosse journée. Appeler un samedi, c'est brûler définitivement le prospect.

Petit détail qui compte : cale tes sessions d'appels sur ces créneaux, et bloque le reste de ta semaine pour la prod. Deux fenêtres de 90 minutes le mardi et le mercredi valent mieux que du saupoudrage toute la semaine.

Repérer les salons qui valent l'appel

Tu ne veux pas appeler « les coiffeurs de Lyon ». Tu veux appeler ceux qui ont un problème que tu peux nommer dès la première phrase. Deux filtres font 80 % du travail.

1. Les salons sans site web

Un salon sans site, c'est un salon dont toute la visibilité en ligne appartient à quelqu'un d'autre : une fiche Google, une plateforme de réservation, un compte Instagram. Il n'a aucun actif à lui. C'est l'accroche la plus facile du monde parce que le fait est incontestable et qu'il le sait. Le filtre « sans site web » de Coldcaller isole ces fiches en un clic, on détaille la méthode sur la page trouver des entreprises sans site internet.

2. Les salons mal notés

La coiffure est un métier où l'avis Google fait le chiffre : une cliente qui cherche « coiffeur + quartier » compare les étoiles avant de réserver. Un salon à 3,4 avec quarante avis a un problème qui lui coûte de l'argent tous les jours, et il n'a souvent aucune idée de ce qu'il peut y faire. Le filtre de note maximum sert exactement à ça : voir prospecter les entreprises mal notées sur Google.

Combine avec le filtre « mobiles uniquement » si tu veux viser le gérant plutôt que le comptoir du salon, et regarde la note et le nombre d'avis dans la liste avant de composer : c'est ton accroche, elle est déjà là.

Leurs vraies douleurs (celles qu'ils ressentent vraiment)

  • Les no-shows. Une cliente qui ne vient pas, c'est une place vide qu'on ne rattrape pas : le temps du coiffeur ne se stocke pas. C'est le sujet qui les fait réagir le plus vite.
  • Le téléphone qui sonne pendant le service. Chaque prise de rendez-vous par téléphone est une interruption au milieu d'une couleur ou d'une coupe.
  • La dépendance à la plateforme. Planity, Treatwell : les clientes réservent chez la plateforme, pas chez lui. Il paie pour ça et il n'a pas la main sur la relation.
  • Instagram. C'est leur vraie vitrine, celle où on voit le travail. Et c'est souvent le truc qu'ils tiennent le plus mal, parce que poster demande du temps qu'ils n'ont pas.
  • Les avis Google. Ils les subissent : personne ne demande d'avis aux clientes contentes, seules les mécontentes prennent le clavier.

Ce que tu vends derrière : réservation en ligne en direct sur son propre site (les rendez-vous lui appartiennent), site vitrine avec des photos de son travail, gestion Instagram et fiche Google, campagnes locales sur son quartier.

Le script, version salon de coiffure

Objectif de l'appel : décrocher un rendez-vous de 20 minutes. Pas vendre. La trame complète est sur notre page script de prospection téléphonique, voici l'adaptation coiffure.

Ouverture. Prénom, ton nom, ta boîte, puis tu te tais.

Bonjour Sophie, Julien, société Atelier Web. Vous allez bien ?

Pattern break. Elle cherche à te resituer, tu la libères de cet effort.

Je vous rassure, on ne se connaît pas.

Permission. Avec un coiffeur, c'est non négociable : demande les 30 secondes.

Vous avez 30 secondes, ou je vous rappelle à un meilleur moment ?

Accroche, un fait vérifiable sur son salon. Jamais un pitch.

J'ai vu que le salon n'a pas de site : toutes vos réservations passent par Planity ou par le téléphone, c'est ça ?
J'ai vu que vous êtes à 3,6 sur Google alors que le salon est plein le samedi. C'est un sujet chez vous ou pas du tout ?

Diagnostic, trois questions. Tu écoutes, tu ne vends pas.

  • Situation : « Aujourd'hui, les nouvelles clientes, elles vous trouvent comment ? »
  • Douleur : « Et les rendez-vous non honorés, ça vous arrive souvent ? »
  • Critère de décision : « Si vous deviez changer quelque chose là-dessus, ce serait sur quoi en priorité ? »

Closing, choix binaire. Jamais « est-ce que vous seriez disponible ».

On fait 20 minutes pour que je vous montre concrètement. Mardi 10h ou jeudi 14h ?

Les quatre objections que tu vas entendre

Règle absolue : tu n'argumentes pas. Tu accuses réception, tu poses une question, tu te tais. Le silence fait le travail.

  • « J'ai déjà Planity. » « Je comprends, la plupart des salons y sont. Vous payez combien par mois pour ça ? » Silence.
  • « Mes clientes m'appellent, ça me suffit. » « D'accord. Et quand vous êtes en train de faire une couleur, qui décroche ? » Silence.
  • « Je n'ai pas le temps. » « C'est exactement pour ça que je vous appelle. Le rendez-vous fait 20 minutes, pas plus. Mardi 10h ou jeudi 14h ? »
  • « J'ai mon Instagram. » « Vous avez posté quand pour la dernière fois ? » Silence. Neuf fois sur dix, la réponse te donne l'ouverture.

Le cadre : tu appelles un professionnel

Tu appelles un salon, sur son numéro professionnel, pour une offre qui concerne son activité : c'est du B2B. Tu te présentes, tu dis d'où vient le numéro si on te le demande (la fiche publique de l'établissement), et un « non » est un « non » que tu enregistres tout de suite dans ton CRM pour ne plus jamais recomposer. Les règles qui changent en 2026 sont détaillées sur notre page loi démarchage téléphonique 2026.

Cet article informe, il ne conseille pas : ceci n'est pas un conseil juridique. Pour ta situation précise, vois un avocat ou la DGCCRF.

Les questions qu'on nous pose

Quel est le meilleur moment pour appeler un salon de coiffure ?
Mardi ou mercredi, en milieu d'après-midi. Le lundi, beaucoup de salons sont fermés. Le samedi est leur plus gros jour de chiffre : appeler ce jour-là, c'est griller le prospect. La fin de matinée est saturée. Vers 14h30 ou 15h30, il y a des trous entre deux clientes, et c'est là que le patron décroche vraiment.
Le patron répond lui-même au téléphone ?
Le plus souvent oui, surtout dans les salons de une à trois personnes. Le numéro de la fiche Google, c'est le poste du salon : c'est celui qui a une main libre qui décroche. D'où l'intérêt du filtre « mobiles uniquement » quand tu veux tomber directement sur le gérant plutôt que sur le comptoir.
Que répondre à « j'ai déjà Planity » ?
Tu n'argumentes pas contre Planity, tu poses une question : « Vous payez combien par mois pour ça ? » puis tu te tais. Ton offre n'est pas de remplacer son agenda, c'est de lui apporter des réservations qui viennent de chez lui, sur son propre site, sans intermédiaire. Ce sont deux sujets différents et c'est lui qui doit s'en rendre compte, pas toi qui dois le lui expliquer.
Quels coiffeurs faut-il appeler en priorité ?
Ceux qui ont un problème visible depuis l'extérieur : pas de site web (ils dépendent à 100 % d'une plateforme ou du passage), ou une note Google basse alors que le salon tourne. Dans les deux cas, tu ouvres l'appel sur un fait qu'il connaît déjà, ce qui te donne dix secondes d'attention de plus que n'importe quelle présentation.
Est-ce que j'ai le droit d'appeler un salon de coiffure sans son accord ?
Un appel à un salon, sur son numéro professionnel, pour une offre qui concerne son activité, c'est du B2B : ce n'est pas le démarchage des consommateurs visé par le régime qui change en 2026. Cela ne te dispense de rien : tu dis qui tu es, tu dis pourquoi tu appelles, et un refus vaut refus définitif. Voir notre page sur la loi démarchage 2026.

Ta liste de coiffeurs, ville par ville

Tape « coiffeur » et ta ville : tu reçois les salons du secteur avec téléphone, site web, note Google et nombre d'avis. Filtre les salons sans site ou ceux qui plafonnent sous 4 étoiles, et attaque ta session d'appels mardi à 15h.

Créer mon compte Voir la démo

Sans engagement · Annule en 1 clic · Garantie 30 jours