Guide · Prospection téléphonique
Trouver le portable d'un dirigeant d'entreprise : les 4 méthodes qui marchent
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Le problème : tu as le numéro de l'établissement, pas celui du décideur
Tout le monde sait trouver le numéro d'un commerce : il est sur sa fiche Google. Mais ce numéro-là te fait passer le barrage deux fois — d'abord la personne qui décroche, ensuite le « rappelez plus tard, le patron n'est pas là ». À l'inverse, un portable direct sonne dans la poche du dirigeant : tu pitches la bonne personne dès la première sonnerie.
La difficulté, c'est qu'aucune source publique ne liste les portables de dirigeants. Ni Google Maps, ni l'annuaire officiel des entreprises, ni les Pages Jaunes. Toutes les méthodes ci-dessous tournent autour de ce fait.
Méthode 1 : la fiche Google Maps (gratuit, mais c'est le standard)
La fiche d'établissement te donne le numéro affiché au public. Chez les artisans qui travaillent seuls — plombiers, électriciens, couvreurs — c'est souvent déjà un portable, et donc déjà le patron. Chez les commerces avec des salariés (restaurants, salons, boutiques), c'est le fixe du comptoir.
Réflexe utile : un numéro qui commence par 06 ou 07 sur une fiche d'artisan, tu peux appeler directement. Un 01-05 ou un 09, prépare ta phrase pour passer le barrage — ou trouve le portable autrement.
Méthode 2 : l'annuaire officiel des entreprises (gratuit : le nom, pas le numéro)
L'annuaire officiel (recherche-entreprises.api.gouv.fr, données Insee et RNE) est public et gratuit. Pour chaque entreprise française, il expose le SIRET, le code NAF et le nom et la qualité du dirigeant. Tu sais donc qui demander — « Bonjour, Karim est là ? » passe le barrage infiniment mieux que « je voudrais parler au responsable » — mais tu n'as toujours pas son numéro : l'annuaire n'en publie aucun.
Méthode 3 : LinkedIn, le site, les documents légaux (gratuit, mais lent)
Pour un prospect à forte valeur, la recherche manuelle marche : le profil LinkedIn du gérant (certains affichent leur mobile), la page « contact » ou les mentions légales du site, parfois un CV ou une annonce en ligne. Compte 5 à 15 minutes par prospect, pour un taux de réussite faible. C'est viable pour dix comptes stratégiques, pas pour une liste de 300 commerces à appeler dans le mois.
Méthode 4 : les bases B2B sous licence (payant, et c'est ce que tout le monde utilise)
Des fournisseurs spécialisés constituent et tiennent à jour des bases de contacts professionnels — portables directs et emails de dirigeants — et les vendent sous licence. Tous les outils qui te « révèlent » un portable (Lusha, Kaspr et les autres) s'appuient sur ce marché. La vraie différence entre les outils, c'est le prix au contact et la façon dont la donnée t'arrive.
Chez les enrichisseurs au crédit, le contact révélé coûte souvent 0,30 € et plus, en dollars, avec des crédits qui expirent. Coldcaller achète ces données en gros sous licence et les intègre à ses listes : le portable direct du dirigeant te revient entre 5 et 6 centimes, livré dans un CRM d'appel avec la fiche complète de l'établissement. Et la règle est simple : une fiche sans portable n'est ni livrée, ni facturée.
Ce que la loi t'impose quand tu composes ce numéro
Un portable professionnel reste une donnée personnelle. La prospection B2B est autorisée — y compris depuis l'interdiction du démarchage des consommateurs du 11 août 2026, qui ne concerne pas le B2B — mais elle a ses règles :
- Le sujet de ton appel doit concerner sa profession. Proposer un site web à un restaurateur : oui. Lui vendre un placement perso : non.
- Tu dois pouvoir dire d'où vient le numéro (article 14 du RGPD) : fiche Google Maps, annuaire officiel ou base professionnelle sous licence, selon le champ.
- Un « ne me rappelez plus » est définitif. Tu l'enregistres le jour même et le numéro ne ressort plus jamais.
Le détail du cadre légal — et ce qui a changé le 11 août 2026 — est dans notre guide de la loi démarchage téléphonique.
Comment Coldcaller assemble les trois sources
Tu tapes un métier et une ville. Coldcaller croise alors trois jeux de données, chacun pour ce qu'il sait faire :
- La fiche Google Maps publique : nom de l'établissement, fixe affiché, site web, note et avis, adresse.
- L'annuaire officiel des entreprises : SIRET, code NAF, nom et qualité du dirigeant (France).
- Des bases B2B sous licence : le portable direct du dirigeant, et son email quand il existe.
Le résultat arrive dans un CRM fait pour appeler : tu cliques, ton téléphone compose le portable du décideur, tu notes l'issue, les rappels du lendemain sont déjà planifiés. Et chaque ligne garde la trace de sa source : si le dirigeant te demande d'où vient son numéro, la réponse est sous tes yeux.
Cet article informe, il ne conseille pas : ceci n'est pas un conseil juridique. Pour ta situation précise, vois un avocat ou la DGCCRF.
Les questions qu'on nous pose
Est-il légal d'appeler le portable d'un dirigeant pour prospecter ?
Pourquoi la fiche Google Maps ne donne-t-elle pas le portable du gérant ?
L'annuaire officiel des entreprises donne-t-il le numéro du dirigeant ?
D'où viennent les portables directs vendus par les outils de prospection ?
Combien coûte le portable d'un dirigeant ?
Que dois-je dire si le dirigeant me demande d'où vient son numéro ?
Le portable du dirigeant, à 5 centimes au lieu de 30
Tape un métier et une ville : Coldcaller te sort les commerces de ta zone avec le portable direct du dirigeant, son nom via l'annuaire officiel, et la fiche complète de l'établissement. Pas de portable trouvé, pas de crédit décompté.
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Sources
- Annuaire officiel des entreprises (recherche-entreprises.api.gouv.fr) : champs exposés (SIRET, NAF, dirigeants)
- CNIL, prospection commerciale par téléphone (règles B2B, mise à jour du 10 juin 2026)
- Coldcaller, tarifs : 300, 900 ou 2 000 portables de dirigeant par mois (relevé le 31 août 2026)